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10 avril 2017

Larzac méridional et résurgence de la Sorgues à partir de Lodève

Ce dimanche des Rameaux était magnifique dans le Sud et d'après la radio, partout en France. Je me suis lancé sur un parcours cyclo d'environ 90k et 1600 D+ dans cette région du Lodévois/Sud Aveyron que je connaissais un peu, mais sur un itinéraire empruntant principalement des routes sur lesquelles je n'avais jamais roulé. Il me restait un Col à faire dans le coin, que je n'avais jamais réussi à "cocher": le Pas de Licous, au-dessus du Clapier.
Je suis parti seul en voiture après le repas dominical en famille. Pas idéal de partir à 14 h de la maison ! Qu'à cela ne tienne, j'allais faire d'un inconvénient un avantage: une sortie qui se terminerait en fin de journée me permettrait de rouler dans la lumière du soir sur le causse qui prend des couleurs mordorées du couchant, avec une vue splendide jusqu'au massif de l'Aigoual au dessus du Vigan.
Je voulais revenir sur ces terres du Sud Aveyron que je n'avais arpentées à vélo que dans le secteur du Haut Dourdou et découvrir la résurgence de la Sorgues (je suis fasciné par les résurgences).
J'aime bien Lodève: on voit bien qu'elle fut industrielle, prospère et un centre important pour cette partie un peu reculée du Languedoc. Elle a perdu ses principales raisons de fierté: l'industrie textile a disparu, l'autoroute A75 a mis Montpellier et Béziers à portée de voiture. Mais elle semble vouloir se battre et je la trouve en renouveau.
La ville sent bon le printemps: les joueurs de boules sont sortis, les amoureux se bécotent sur les bancs publics, bancs publics...

Je sors de Lodève par la route du Col du Perthus, enchanté par les odeurs des glycines et par le paysage printanier.
Sur cette photo, on voit bien que la nature se réveille par le fond des vallées. Sur les crêtes, les arbres n'ont pas encore sorti leurs bourgeons.
La route monte très régulièrement. Je suis resté sur le deuxième plateau (un 42) et l'avant dernière couronne (23). J'en prend plein les mirettes. Je suis doublé par quelques voitures mais ce sont des promeneurs du dimanche ou des vacanciers qui roulent pépère. Au sommet de cette montée, on arrive à l'endroit ou la route fut coupée par un éboulement, il y a environ 4-5 ans. On est presque au niveau du causse. Ici, le "gros cailloux" qui s'est détaché de la falaise et a massacré la chaussée, causant une fermeture de plusieurs mois (j'étais passé à pieds en vélo).

Le Lodévois dans toute sa splendeur, avec au loin, à peine visible à cause de la brume, le Lac du Salagou et à peine visible, la Méditerannée.
En quelques mètres on passe sur l'avant-causse. Le paysage change. L'univers typique du Causse se dévoile, et la vue s'étend vers le NE vers l'Aigoual.
On est environ à 800m d'altitude et on a grimpé 650m. On arrive très rapidement à Lerab Ling, plus grand monastère Tibétain d'Europe.
Maintes fois repéré sur la carte, je ne l'avais jamais vu ni visité. Pas vraiment le temps d'ailleurs. Je me contenterai d'une pose Ice Tea et Twixx. En plus, ils font payer l'entrée pour visiter. 😬
On repère les falaises Sud du Causse du Larzac, au fond. Je repère sur la carte le petit village de Romiguières et décide de faire le détour. On y accède (en venant par l'Est) par une petite route incroyable : si étroite et si belle! Jamais vu ça auparavant. La descente est un régal. Je ne peux m'empêcher de m'arrêter pour prendre des photos.
La moyenne flanche mais je me réjouis d'improviser un peu sur mes itinéraires, ce qui permet de découvrir des perles comme cette route et ce village. Le hameau/village de Romiguières, à la limite de l'Hérault et de l'Aveyron. Romiguières et l'avant causse à la frontière de l'Hérault et de l'Aveyron 
Nous sommes tout près de la source de l'Orb, un fleuve qui descend jusqu'à la mer près de Béziers. Je continue la descente, sur une route plus ancienne au revêtement plus "vintage"
C'est le bonheur à l'état pur... Sauf que la remontée vers Roqueredonde a des passages proche des 15%. Après des descentes et des montées mal estimées, j'arrive enfin sur l'avant causse au Clapier.

Je remonte vers le Pas (ou Col) de Licous qui m'offre le passage sur le plateau de Guilhaumard, l'extrémité Sud du Causse du Larzac.
Sur le plateau, la route est belle et le paysage de roches aux formes diverses surprenant.
Je me rapproche du Mas du Mas Raynal, qui surplombe la résurgence de la Sorgues. J'y descendrai par un chemin plus que "gravel" où je mettrai plusieurs fois pied à terre pour éviter la casse ou les trop gros risques de crevaison.
Je suis en vue de la résurgence...
que j'atteins après un lacet.
Je récupère la route goudronnée au château de Sorgues, un peu intriguant. [Edit= Chambre d'hôtes en cessation d'activité] Château de Sorgues.
Poli, je salue 2 autochtones qui déchargent des bûches dans la grange qui me répondent à peine, visiblement peu enthousiastes de voir un touriste par chez eux puis commence à descendre le long de la jolie rivière de la Sorgues dans la lumière du soir.
La pisciculture semble un peu abandonnée[edit= entreprise liquidée en février 2017]. La route le long de la Sorgues Je dois remonter sur le causse par Cornus, ce qui me donne une dernière occasion de me remplir les mirettes de ces beaux paysages du Sud Aveyron Sur le plateau, c'est magnifique.
Quasiment aucune voiture car il est 19h30. Les champs sont travaillés.
La belle terre marron-rouge se marie aux verts intenses des prairies qui se gavent de soleil et d'eau de ce printemps pour donner leurs fourrages aux brebis avant les mois secs de l'été. Des chevreuils commencent à s'aventurer dans les champs. Ils me regardent et m'ignorent. Au loin, le massif de l'Aigoual.
Je roule pour décocher ma lune ...
On le voit bien, le soleil n'en a que pour quelques minutes à vivre pour cette journée. Sur la route des Rives, je capture la dernière photo de la journée, avec les derniers rayons du soleil couchant.
Il me faudra encore rouler 25 km, en descendant par le cirque de Labeil. Il fait encore jour mais j'enclenche la dynamo. Le temps de descendre, elle deviendra indispensable car si le paysage reste visible, la route et son revêtement moyen nécessitent de la vigilance. Ce n'est pas le moment de se planter. A 21h15, j'arrive à ma voiture, après une splendide rando de 88 km et 1580m de D+

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